Monday, January 4, 2010

Une chouette rando familiale dans le Neguev, Nahal Havarim



"Ramène nos captifs, ô Eternel, comme (Tu ramènes) des ruisseaux dans le désert du Néguev. Ceux qui ont semé dans les larmes, puissent-ils récolter dans la joie ! C'est en pleurant que s'en va celui qui porte les grains pour les lancer à la volée, mais il revient avec des transports de joie, pliant sous le poids de ses gerbes. ".
(Psaume 126)





Toute la Bible chante la Terre d'Israël, une des régions ou l'on peut le mieux appréhender sa beauté est dans la région du Néguev. Un désert loin d'être monotone, aux panoramas surprenants et aux paysages qui inspirèrent plus d'un cantique...

Un coin que j'aime beaucoup est la région de Sde Boker, le kibboutz de David Ben Gourion. Après avoir rendu hommage au leader et père fondateur de l'État d'Israël, remontez en voiture et poursuivez en direction de Mitzpe Ramon pendant 5 minutes jusqu'à ce que vous voyiez sur votre gauche le parking de Nah'al Havarim.

Un endroit désert qui pourtant recèle des merveilles: descendez le chemin sur votre gauche et après quelques dizaines de mètres caché sous les tamaris vous allez pouvoir distinguer une grande citerne d'eau! Ce réservoir est l'une des centaines de citernes qui ponctuait la lucrative Route de l'Encens gérée par la tribu arabe des Nabatéens il y a plus de 2000 ans! A défaut de source d'eau, ces citernes recueillaient l'eau de pluie et servaient de point d'eau aux caravanes transhumant du Yémen vers l'Empire romain. On peut toujours voir dans les murs de craie les traces de burin faites par les ouvriers et même l'enduit qui rendait le réservoir imperméable!

De retour a l'air libre, le chemin marqué de bleu va vous emmener au fond du "nah'al" (נחל) ou wadi en arabe, c'est-a-dire le lit d'une rivière sec en été mais qui se remplit d'eau lors de la saison des pluies. Petit a petit, au fur a mesure de la progression dans le lit de la rivière, on peut voir comment chaque crue a peu a peu érodé les parois du nah'al. Ici la roche est très malléable car c'est principalement de la craie, le tout étant recouvert d'un chapeau d'argile ("H'avar" qui a donné son nom a l'oued).
Au cours de la balade, nous allons rencontrer -selon la saison- des petits bassins d'eau, quelques plantes indigènes comme le "Malouah'" (Sale), cette petite plante aux feuilles rondes et vertes qui rejette le sel contenu dans la rosée matinale, si on lèche l'une de ses feuilles, plus besoin d'explications quant a son nom! Le nah'al débouche dans le Désert de Zin, une immense vallée creusée elle aussi par l'eau (ou Moise frappa le rocher de son bâton et fit jaillir une source!)
Si la chance nous sourit nous serons accueillis a la fin de la rando par quelques bouquetins!

Pour pimenter l'ordinaire, cette rando est faisable un soir de pleine lune ou la craie et l'argile permettent d'y voir clair!

N.B. Compter 1h30 a 2h de marche tranquille. Le chemin n'étant pas circulaire 2 options s'offrent a vous: poster une voiture a la fin du parcours ou revenir sur vos pas. Consultez la météo si vous faites cette rando en hiver! Si on annonce de la pluie en quantité, cela signifie qu'il y a un risque important de crue dans le lit de la rivière! Changez de programme et ne prenez aucun risque!

Wednesday, July 8, 2009

Dizi, l'utile et l'agréable

Ce qui me plaît particulièrement à Tel Aviv est l'originalité de ses cafés.

Je pourrais vous dire que Dizi est plus qu'un café et on ne serait pas beaucoup plus avancés sur la question...Pourtant Dizi c'est vraiment plus qu'un café! En plus de pouvoir y prendre un verre ou manger une salade, vous pourrez -le temps d'enfourner votre linge dans l'une des machines à laver- y louer un ordinateur portable et vous connecter au net, louer un DVD et le visionner sur place ou tout simplement vous asseoir en terrasse et regarder le va-et-vient de la ville. Un café multi-fonctionnel au design simple et moderne avec des serveurs très sympas, une musique de fond 'soft' idéale pour se reposer après avoir arpenté la ville toute la journée. Bref j'aime!

www.dizi.co.il (en hébreu uniquement)

Sur le kikar Dizengoff (avec la fontaine d'Agam multicolore), juste en face du Cinéma Hen au 3 Ben Ami St.

Sunday, April 19, 2009

Un peu de lecture

Pour prolonger le voyage ou le préparer rien ne vaut un peu de littérature.

A une semaine du Yom haAtzmaout (littéralement jour de l'indépendance, la fête nationale israélienne commémorant la création de l'État d'Israël), je vous conseille 2 livres rapportant les événements de 1947-1948 qui vous plongerons dans l'ambiance si spéciale de l'époque et vous aiderons à comprendre l'actualité.

Le superbe roman d'Amos Oz retraçant son enfance à Jérusalem, son histoire familiale et sa perception du monde et de l'époque qui l'entourent.
http://www.evene.fr/livres/livre/amos-oz-une-histoire-d-amour-et-de-tenebres-10645.php


Le classique « O Jérusalem » de Dominique Lapierre et Larry Collins, la naissance d'un état avec ses tenants et ses aboutissants vu par ses protagonistes, enfants et adultes, hommes politiques ou simples spectateurs.
http://www.evene.fr/livres/livre/dominique-lapierre-et-larry-collins-o-jerusalem-23162.php

Friday, April 10, 2009

Il y a 100 ans, la première ville hébraïque était fondée...

En ce second jour de Pessah, nous fêtons aussi la création de la première ville hébraïque du monde: Tel Aviv.

Il y a exactement 100 ans, vêtus de leurs plus beaux habits de fête, 66 pionniers se retrouvent dans les dunes au nord de Jaffa sur le terrain qu'ils viennent d'acquérir et tirent au sort chaque lopin de terre à l'aide de coquillages. Sur chaque coquillage blanc est écrit le nom du chef de famille, sur chaque coquillage gris, le numéro de la parcelle qui lui reviendra. Cette scène surréaliste a été immortalisée par le photographe Avraham Suskin.

Le 30 avril 1909, la première pierre de la toute première maison d'Ahuzat Bait est posée, jetant les bases de la cité hébraïque moderne dont les pionniers rêvaient. Une ville aux standards modernes, verte avec des jardins privatifs et des parcs publics, de larges avenues, ou l'hébreu serait parlé, ou la culture hébraïque serait la culture dominante (A l'époque, la Palestine est sous domination ottomane).

Mais le nom d'Ahuzat Bait (domaine d'habitation en hébreu) ne satisfait personne, pour une ville si unique, il faut un nom unique! La Nouvelle Jaffa ou encore Ivriya (L'hébraïque) furent avancés mais c'est un clin d'œil à Théodore Herzl qui fit l'unanimité.

En effet, l'un des ouvrages les plus célèbres d'Herzl est Altneuland (Une terre ancienne et nouvelle en allemand), la juxtaposition de l'ancien et du moderne est exactement ce que cette nouvelle ville veut être: Tel Aviv, un Tel est une colline ancienne formée par différentes strates d'occupation humaine formée au cours de l'Histoire et Aviv signifie Printemps.


Aujourd'hui, la date historique de la création de Tel Aviv est matérialisée par un mémorial situé Avenue Rothschild juste en face du Hall de l'Indépendance qui lui-même fut le théâtre d'un autre moment historique dans l'histoire de la Palestine: la déclaration d'indépendance de l'État d'Israël par David Ben-Gurion en mai 1948.


Pour en savoir plus sur les célébrations du centenaire:

http://www.otisrael.com/Tourism_Fra/Tourist+Information/Culture+and+Leisure/The+Centenary+of+Tel+Aviv.htm

http://www.tlv100.co.il/EN/Pages/EngHome.aspx (en anglais)


Tuesday, March 24, 2009

Et nous, on a le falafel!

On me demande souvent quel est le plat typique d'Israël étant donné qu'il n'y a pas vraiment de cuisine
locale mais des cuisines "locales" importées des 4 coins de la Diaspora et ce, en plus de la cuisine moyen-orientale!
Alors il a bien fallu se mettre d'accord: le grand gagnant, le plat national qu'on retrouve a travers tout le pays,
le jambon-beurre israélien (oui j'ose faire le parallèle peu casher!) c'est le falafel! Des petites boulettes de pois-chiche
et d'épices frites servies dans une pita et accompagnée de houmous, de tehina et de crudités coupées en petits dés...si simple et si bon!
Evidemment tout Israélien qui se respecte saura vous indiquer LE meilleur endroit ou manger LE meilleur falafel.
Mes adresses à moi: Shalom Falafel sur la Rue Bezalel à Jerusalem et HaKossem aux angles Shlomo haMelekh St./King George St à Tel Aviv ;)

Pour finir, une petite chanson rigolote sur le même thème (et sa traduction)


Wednesday, December 3, 2008

Zikhron Yaakov, une touche de Provence dans le Carmel

Remontons un peu le temps, mais pas trop: il y a a peine 100 ans...
Poussés par les persécutions dont ils sont victimes en Europe de l'Est et portés par un nouvel idéal, un groupe de Juifs s'embarque vers le port de Haifa afin de venir s'établir en Terre sainte et tenter d'y bâtir une vie meilleure.
Les débuts sur les flans rocailleux du Mont Carmel sont difficiles, la terre est inculte, leur savoir-faire agricole est très limité, la malaria sévit, le moral baisse, la faillite est proche, une partie des pionniers va décider de retourner en ville ou de rentrer en Europe.
Cependant un homme va entendre parler d'eux et être séduit par ces hommes et femmes prenant en main leurs destins et travaillant la terre de leurs ancêtres. Cet homme, c'est le Baron Edmond de Rothschild qui va tant faire pour aider le Yishouv (la population juive vivant en Palestine avant la création de l'État d'Israël en 1948) en lui donnant les moyens humains et financiers de se développer et de s'autogérer.
A Zikhron Yaakov, Rothschild décide de cultiver la vigne et d'en faire une colonie vinicole. Le terrain acide et l'ensoleillement y sont particulièrement favorables et le choix du Baron va se révéler excellent!

Aujourd'hui on peut toujours voir ces jolies rues piétonnes aux maisons colorées et ornées de vigne, la fontaine publique offerte par Rothschild pour alimenter en eau la colonie, la synagogue au plafond étoilé Ohel Yaakov nommée en l'honneur du père d'Edmond.


Mais bien entendu, on ne peut passer a Zikhron Yaakov sans visiter un des domaines vinicoles alentours: Tishbi, Carmel ou encore Binyamina et déguster un des vins locaux accompagné d'une bonne assiette de fromage!

Thursday, September 20, 2007

Vous puiserez avec allégresse les eaux de cette source salutaire (Isaie 12,2)




A l'approche de la fête de Soukkot (la fête des Tabernacles), j'ai pensé faire un petit article sur une tradition très ancienne qui avait lieu a l'époque ou le Temple de Jérusalem était encore en activité: la fête de la purification de l'autel.

Soukkot est la fête de l'eau par excellence (a plus forte raison en Israël ou l'eau est une denrée précieuse et rare): aux temps anciens chaque matin durant la fête de Soukkot (qui dure 8 jours) une parade partait de la piscine de Shiloah (Siloé en français) montant jusqu'au Temple ou l'eau était versée sur l'autel (le mizbeah'). Les réjouissances accompagnant cette marche commençaient la veille au soir et portaient le nom de Simhat Beit haShoeva, les Sages de la Mishna disent d'ailleurs que quelqu'un qui n'a jamais assiste a ces réjouissances ne sait pas ce qu'est la joie!

Toute cette parade de danseurs et de musiciens était suivie par des milliers de personnes et la libation d'eau elle-même était faite dans le Temple en présence de la foule installée dans des estrades prévues a cet effet.

Aujourd'hui encore Simhat Beit haShoeva est célébrée partout dans le monde par de grandes fêtes très joyeuses et notamment a Jérusalem dans la Cité de David http://www.cityofdavid.org.il/hp_fra.asp ) ou la source du Gihon alimentait la piscine de Shiloah donne toujours de l'eau
Bonnes fêtes!